Construire un home-studio quand on est amateur

21 10 2008

Ce billet ne vous expliquera pas comment avoir un home-studio « au poil ». Que les puristes et les pros se gardent donc de crier au sacrilège. Non, ce billet donnera simplement quelques « pistes » pour débuter leurs enregistrements de bonne qualité.

Grâce à la technologie, tout le monde peut désormais se constituer un home-studio. Et quand on est dingue de son, on se demande toujours par quoi commencer.

Pour les amateurs, comme moi, il est tout à fait possible, avec un budget décent, de se constituer une chaine de son qui va vous permettre d’effectuer vos enregistrements dans de bonnes conditions. Bien sûr, ça ne sera jamais à la hauteur des studios professionnels gérés par des ingénieurs du son, mais sachez toutefois que l’on peut obtenir de quoi faire dans la bonne qualité avec le minimum.

Il y a différentes façons de se constituer un home-studio. Certaines personnes perfectionnistes s’appliqueront sur tous les détails, d’autres en négligeront certains points.

Nous nous pencherons dans cet article sur les bases.

1 – LES INSÉPARABLES : MICROPHONE ET PRÉAMPLIFICATEUR

C’est la première étape. Choisissez bien votre microphone en fonction de ce que vous voulez en faire, et utilisez de préférence un préamplificateur à lampes (mon prochain investissement je pense).

Pour ma part, étant plutôt orienté chant, narration et voice-acting, j’ai choisi pour l’instant un microphone ayant un large diaphragme, a directivité cardioïde : Apex 435, et une petite mixette Samson S-Mix.

Attention : si vous choisissez un microphone statique, pensez à le relier à une alimentation fantôme !

Un filtre anti-pop (qui atténue les plosives) et une perche de microphone sont fortement recommandés. Sachez toutefois qu’un filtre anti-pop peut se fabriquer à l’aide d’une antenne Po/Go, des câbles electriques, du scotch et d’un bas nylon.

2 – EGALISEUR / COMPRESSEUR / DEESSEUR

Ce sont des appareils destinés à traiter les fréquences, ou a « nettoyer » les prises. Leur utilisation feront l’objet d’articles sur ce blog dans les prochains jours. Si vous ne pouvez pas vous procurer ses appareils (comme moi), il existe des logiciels informatiques avec ses outils intégrés, ou que l’on peut intégrer, puisqu’ils existent sous forme de plug-ins.

Si vous utilisez des logiciels, assurez-vous qu’ils permettent l’utilisation de ces effets de façon non destructive.

3 – ENREGISTREUR

La méthode la plus utilisée aujourd’hui pour enregistrer est bien entendu l’outil informatique. Un Mac ou un PC, selon vos envies, sur lesquels vous aurez installé vos logiciels.

4 – L’ENVIRONNEMENT

Privilégiez les pièces avec le moins de bruit extérieurs, produisant un minimum de réverbération. Vous pouvez installer des panneaux d’isolation (de la laine de roche ou de verre, voire de la mousse) qui absorberont les sons. Vous pouvez opter pour une cabine de prise de son ou en construire une si vous en avez le courage.

Et voilà ! Vous avez déjà le minimum requis pour pouvoir faire vos premières prises de son. Nous aborderons plus tard comment enregistrer une bonne prise.

***

Dingue, non ?


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